Statistiques de la base
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Dernières mises à jour
12/12 El Gros Piton
12/12 Grotte de la PUYADE
12/12 El Gros Piton
11/12 Gouffre de Mayboune
09/12 Gouffre de Mayboune
09/12 Trou du dernier test AM
08/12 Grotte du Caillabet
08/12 Puts dets Tachous
08/12 Bois de Cerf
07/12 Houndarnas (gouffre)
07/12 Houndarnas (gouffre)
04/12 Cambeils n°5
04/12 Crouts des Malhouquets n°7
03/12 Astreinte (gouffre)
03/12 Le test de la fusion principale
03/12 E-Rauzan-Pierre Martin_N4477047_Vigne
02/12 Effondrement du Col du Larbastan
01/12 NEKEZ EGINA (gouffre)
01/12 ERO 702
01/12 ERO 701
01/12 ERO 703
30/11 Trou du Gros Hêtre
30/11 Perte du Boucherot
30/11 Tute du méandre
30/11 Trou du Bénac
30/11 Souffleur du Couhi
30/11 Puits du Bénac
29/11 Tute du méandre
29/11 Mariléa
29/11 Grotte du Ruisseau
Historique

Dans cet historique, nous abordons l'histoire du programme Karsteau et la création de la commission Karsteau

Création du programme Karsteau 

PETITE HISTOIRE DE KARST-EAU par Yves Bramoullé

Au début des années 80, nous tapions encore nos lettres, nos comptes-rendus d’explo et nos bulletins de club sur des machines à écrire, quand ils n’étaient pas, tout simplement, écrits à la main avec des intercalaires carbone pour faire les doubles. Quant aux données spéléologiques, précieux résultats de nos explorations, elles étaient consignées sur différents bouts de papiers, carnets, et publications plus ou moins confidentielles, sans aucun système organisé de consultation.

Cependant, d’étranges machines aux noms barbares – Appeultou, Ibéhèmepécé, Macintosh - faisaient leur apparition sur le marché. L’Apple II et l’IBM PC commercialisés respectivement en 1979 et 1981, puis le Macintosh en 1984, allaient rendre accessible au grand public un monde nouveau d’applications.



Illustration 1 : un des premiers IBM PC, avec ses deux lecteurs de disquettes 5 pouces

Très rapidement, les spéléos comprennent l’intérêt de pouvoir rassembler et organiser dans des bases de données informatiques les nombreuses informations dont ils disposent sur les cavités.

Le CDS 64 commence à plancher sérieusement sur ce sujet vers 1984, mais devant la complexité de la tâche et le coût élevé, à l’époque, de l’achat d’un ordinateur, ce n’est qu’en 1986 que le projet démarre réellement, avec la mise en place de moyens appropriés :

  • signature d’une convention entre le CDS 64 et l’Agence de l’Eau Adour-Garonne auprès de laquelle nous nous engageons à fournir les données relatives à l’hydrologie souterraine en échange d’un concours financier de 40 000 francs (environ 10 000 euros d’aujourd’hui), pour la mise en place d’une base de données informatique,

  • embauche au CDS 64 d’un spéléo désirant effectuer son service national sous le statut des objecteurs de conscience, pour une durée de deux ans, et chargé d’une partie importante du travail de développement et de saisie des données ; ce spéléo, Jean Duplantier, est toujours très actif dans Karst-Eau, 30 ans plus tard ; qu’il soit remercié pour ce bel exemple de persévérance.

Une convention est également signée en 1986 entre le CDS 64 et le CSR Aquitaine qui soutient l’opération par le versement d’une subvention de 11 000 francs. Pour l’anecdote, les péripéties de la mise en place de cette convention m’ont valu le 3 juin 1986 un courrier « acidulé » d’Annick Menier qui était à l’époque présidente du CDS 24, courrier que j’ai exhumé de mes archives avec une grande émotion, quelques jours seulement après l’émouvante cérémonie de ses obsèques dans le petit village charentais d’Yviers, le 12 décembre 2013.

Annick militait alors pour que le projet soit plus régional, voire fédéral, ce qui a d’ailleurs été le cas puisque la convention prévoyait une « possibilité d’extension de la base de données à la région Aquitaine et à la FFS » et l’achat par le CDS 64 d’un système informatique « compatible avec celui de la FFS » (ce qui à l’époque n’allait pas de soi)

En mai 1986, le CDS 64 prend livraison d’un IBM PC doté d’un disque dur de 10 Mo (je dis bien 10 Mo et non 10 Go) et d’une imprimante matricielle « 9 aiguilles ». En matière de logiciel, on en est à Dbase III (ça dit quelque chose à certains ?)

Depuis lors, on peut dire que le travail n’a pas cessé. Les évolutions techniques ont bien sûr nécessité de nombreux changements de matériel et de logiciel, certains acteurs sont partis, d’autres les ont remplacés, mais l’aventure continue, toujours dans l’esprit « interdépartemental », voire fédéral des débuts.

Après le départ de Jean Duplantier, en 1988, le développement de la base de données connaît de multiples épisodes dont je ne rappellerai brièvement que les plus importants :

  • en 1990-1991, je réalise une nouvelle version de la base de données au moyen du progiciel Multilog. L’interface de saisie et de consultation est élaborée et le nom « Karst-Eau » est inventé, en référence à notre partenariat avec l’Agence de l’Eau Adour-Garonne.



Illustration 2 : capture d’écran du premier logiciel Karst-Eau en mai 1991

  • Dans les années suivantes, l’essentiel des données spéléologiques du département des Pyrénées-Atlantiques (hors Pierre-Saint-Martin) est entré dans la base grâce, notamment, au travail patient d’Eric Delaitre

  • A la fin des années 90 est lancé au sein de la FFS le projet BIFSTECK (Base Informatique de Fichiers Spéléologiques de Terrain et Karstologiques) [1] [2] Né des besoins de la commission Environnement de la FFS, et porté par un groupe d’étude commun aux commissions Scientifique et Environnement, il deviendra en 1997 la mission fédérale « Organisation et Conservation de la Mémoire Spéléologique », directement rattachée au bureau de la FFS, avec Michel Douat comme chargé de mission. Après une phase d’enquête ayant consisté à recueillir les besoins des spéléos et à analyser les BDD existantes, le groupe d’étude définit la structure et les fonctionnalités de la BDD et élabore un appel d’offres pour le développement de l’application par un prestataire professionnel. Les résultats de l’appel d’offres sont présentés à la FFS en … 1998, mais …


Illustration 3 : extrait du modèle conceptuel de données élaboré dans le cadre du projet BIFSTECK en 1998

Yves Bramoullé

Bibliographie et Notes :

[1] Je ne me souviens plus qui fut le génial inventeur du sigle BIFSTEK (peut-être Patrick Rousseau ???), mais je peux rappeler que les participants au groupe de travail étaient : Yves Bramoullé, Michel Douat, Georges Jauzion, Olivier Joffre, Pierre Mouriaux, Nicole Ravaïau, Patrick Rousseau, Fabrice Rozier, Denise et Michel Soulié, Claude Viala.

[2] Spéléoscope (feuille de liaison et d’information de la commission scientifique et de la commission environnement de la FFS) n°14 – Novembre 1997 – « Le projet BIFSTECK ou comment organiser et conserver la mémoire spéléologique » (Michel Douat)

 

Historique de Karsteau, suite par François Ichas

La base fonctionnera jusqu'en 1997, époque où la personne chargée de gérer la base arrête la saisie. Karsteau demeurera en standby jusqu'en 2004.
A cette époque François Ichas, qui avait essuyé quelques déconvenues en tentant de migrer la base sur des outils plus récents (Access- 2002) et Jean Duplantier, ayant participé aux premiers pas de Karsteau, décident, sur l'avis de ce dernier, de tenter une mise en ligne en utilisant du  matériel  devenu suffisamment puissant et des outils informatiques fiables, gratuits et éprouvés (base SQL, langage HTML pour l'interface et langage PHP pour faire communiquer les deux).

La base est transférée chez OVH et devient accessible en ligne en 2005.

Nous passons à la version 2 de Karsteau. Cette version conserve la structure de Karsteau 1 mais est adaptée à l'outils Internet et devient gérable et consultable en ligne par plusieurs personnes.

La « transplantation » réussie si bien, qu'un département voisin, la Gironde, demande à utiliser l'outils. Nous adaptons alors Karsteau afin qu'il fonctionne avec deux départements. Chaque département gère les droits d'accès à ses données.

En 2009, l'ARSIP nous fait part de son intention de transférer sa base de données sur Karsteau mais pour cela, notre structure basée sur la notion d'entrée n'est pas adaptée. Nous décidons alors d'adopter une nouvelle structure de base, beaucoup plus pointue mise au point par un collectif national de spéléologues BIFSTEK, la version Karsteau 3 est née.

Rapidement, d'autres départements montrent leurs intérêt pour cet outils innovant dans le milieu spéléologique, et se joignent à nous. Nous devons une fois de plus adapter le fonctionnement de Karsteau. Nous décidons d'attribuer une base sql par département.

C'est également à cette époque que nous décidons de coupler notre base à l'API IGN qui nous fournit des fonds de carte géographique, enrichissant ainsi Karsteau d'un SIG.

Le manque de temps et de moyens en développement, chronique durant ces années, nous obligent à demander de l'aide auprès du Comité Régional de Spéléologie d'Aquitaine, puis au niveau National auprès de la Fédération Française de Spéléologie, suivant finalement la voie  prévue dès la création de Karst-Eau en 1986...




Création de la Commission Karsteau

  La commission Karsteau a été créée en 2011 pour répondre à la nécessité de structurer le fonctionnement de la base de données Karsteau.

     Initialement, Karsteau est un outil créé par le CDS64, mutualisé avec le CDS33 en 2009 puis avec le CDS24 en 2010. Cette évolution s'est accélérée début 2011 avec l'arrivée d'un nouveau CDS de la région Midi Pyrénées : le CDS65. L'adhésion croissante de CDS voisins a mis en évidence la nécessité de partager également le fonctionnement de cette base de données (aide à l'utilisation du logiciel, à la maintenance, à l'intégration d'un nouveau CDS, à la recherche de financement, etc) .


    Fonctionnant en inter CDS, il est apparu que le niveau régional était le plus adapté pour épauler cette organisation. Le Comité Régional d'Aquitaine crée alors la Commission Karsteau dont la vocation est de fournir une structure et diverses aides. A noter que cette commission est ouverte aux CDS d'autres régions


Karsteau appuiant son développement sur le cahier des charges BIFTEK, projet fédéral, le CSRA signe également un accord financier avec La Fédération Française de Spéléologie de 13 500.00 euros répartis sur 5 années en contrepartie de la poursuite du développement de l'application tant sur le plan de la qualité du service et des supports que sur celui de la disponibilité d'accès et la gestion financière à plus long terme.


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