Cavités classiques
Les cavités classiques sont des cavités équipées au niveau amarrages (broche). Elles sont "grand public spéléo".
Liste des cavités classiques du secteur
Statistiques du secteur
268 entrées
381 cavités
8 communes couvertes
31 521 m de galeries
702 documents
Dernières mises à jour
21/03 OR 132
21/03 OR 132
10/03 OR 138
10/03 OR 138
18/01 MA 14
18/01 MA 14
18/01 Y703
18/01 Y703
13/01 ME 17
13/01 ME 16
13/01 ME 19
13/01 A 120
13/01 A 110
13/01 ME 18
13/01 ME 17
13/01 ME 16
13/01 ME 19
13/01 X 14
13/01 Hoya del Martillo
13/01 ME 18
13/01 Sima de Aratecas n°1
07/01 Grotte des sources de la Nive
12/12 Y 703
12/12 YDO 703
12/12 OY 703
01/12 ERO 701
01/12 ERO 703
01/12 ERO 702
23/11 ERO 701
23/11 ERO 703
Secteur Urkulu - Mendilatz (Pyrénées Atlantiques)
Informations

Situation : Pyrénées Atlantiques (France): Esterençuby, St Michel.

Navarra (Espagne): Orbaiceta.

Superficie : 25 km² également répartis de part et d'autre de la frontière.

Altitude maxi : 1419 m (sommet d'Urku1u).

              mini : 369 m (source de la Nive de Béhérobie).

Principaux cours d'eau: Situé à cheval sur les bassins versants orographiques de la Nive de Béhérobie (bassin de l'Adour) et du rio Irati (bassin de l'Ebre). -

Principaux faciès karstifiés: Calcaire crétacé (Santonien, Cénomanien), calcaires et dolomies gréseuses du Dévonien (Emsien).

Dispositifs hydrogéologiques : Dalles monoclinales, chevauchements, gouttières synclinales.

Cavités principales : Behiako lezia ( environ l3000 m, -563 m).

Emergences principales : Source de la Nive de Béhérobie.

source : Quarantenaire de la SSPPO 1992-1952

Géographie

L'Urkulu est un massif karstifié à cheval sur la frontière Franco-Espagnole situé dans les montagnes basques au Sud de la dépression de St Jean Pied de Port.Il se situe dans la zone Nord Pyrénéenne.Actuellement,nos connaissances permettent de le limiter à l'Est par le ruisseau Harpeko Erreka, au Nord par le ruisseau d'Orion, à l'Ouest par les hautes surfaces qui s'étendent de la Redoute du Château Pignon au pic de Leizar Atheka et au Sud par le ruisseau Changoa et le thalweg qui borde le Sud du Mendilaz (situés en Espagne).

Source : Eric Dupré (Ikartzaleak n°8)

 
A cheval sur les provinces basques de Navarre (Espagne) et de Basse Navarre (France), ce karst de moyenne altitude (700m à 1400 m) correspond en fait au bassin d'alimentation supposé des "Sources de la Nive de Béhérobie" Situé à 50 km de l'océan, il reçoit en abondance vents, pluies et brume.

  Du double sommet de l'Urkulu et en direction du Nord, une succession de barres rocheuses et de falaises dominant le ravin d'Oillascoa forme la limite Ouest de l'effleurement calcaire. Vers le Nord et l'Est, sur des pentes modérées, des pâturages criblés de dolines alternent avec des lapiaz et des hêtraies. En dessous de 900 m, la pente s'accentue et les pâturages font place à une magni?que hêtraie couvrant les flancs de la vallée du ruisseau d'Orion qui limite le massif au Nord.

  Les flancs du ravin d'Harpéko Erréka constituent la bordure Est.

  Du coté espagnol, la zone de pâturage (900 à 1100 m d'altitude) se prolonge an Sud par de vastes plateaux encadrant les pentes calcaires et boisées du sommet de Mendilaz (1343 m) avant de laisser place aux versants abrupts dominant les affluents de I'Irati. L'activité pastorale encore présente et les nombreux vestiges archéologiques marquent l'importance de ce massif comme lieu de passage depuis la protohistoire.

 



source : Quarantenaire de la SSPPO 1992-1952

 

Karstologie

Le massif d?Urkulu est un relief de moyenne montagne dont les altitudes se situent entre 1000m et 1400m mais qui se dresse comme un bastion avec de fortes dénivellations (500m environ ).

L'ossature du relief correspond a une structure géologique relativement simple :c'est un relief monoclinal sculpté dans la couverture sédimentaire crétacé qui elle-même repose sur le socle paléozoique. Simple en apparence,la structure géologique a été bousculée par la tectonique.Ainsi,la couche sédimentaire principale qui présente un pendage de 30° dans sa partie sommitale,a du glisser sur le substrat ancien et se déverser en plis ondulés (on aurait un synclinal couché ) relayés par un pli-faille qui fait plonger les couches dans la foret d'Orion. Ce massif a connu un processus de karstification assez avancé qui peut s'expliquer par l'influence maritime océanique (la mer est à moins de 80km et le massif est le plus souvent couvert par les nuages et les brumes, balayé par les averses atlantiques) mais le phénomène a été aussi ravivé par la fonte des neiges (le massif, bien qu'à faible altitude est souvent enneigé l'hiver). Les formes karstiques superficielles et souterraines offrent une grande variété de formes et de modelé. Ainsi, entre le col d'Orgambidé et Harpeko borda,en suivant très exactement la ligne frontière,s'étire une plaine karstifiée qui est restée au premier stade de la karstification sans atteindre un aplanissement parfait. Si bien que cette plaine n'est pas un poljé comme celui d'Elssarre dans les Arbailles. Ailleurs,le massif est troué de belles dolines circulaires de taille et de profondeur variables. Enfin,les revers des cuestas présentent de magnifiques lapiès, surfaces pierreuses qui cachent par endroit des avens profonds. Le karst profond d'Urkulu a la particularité d'être un karst vertical présentant une succession de puits plus ou moins calibrés (puits de dissolution ou d'effondrement, méandres creusés par le ruissellement des eaux). Le plus important de tous ces gouffres est le Béia qui s'enfonce jusqu'à la cote de -560m et qui développe un réseau important.

Source :Ikartzaleak n°7

Les sommets d'Urkulu et de Mendilaz sont les deux points culminants (respectivement 1419 m et 1343 m) d'une longue ligne de cuestas et de crêtes calcaires. Ceux-ci sont formés par l'extrémité occidentale des couches du Crétacé, reposant en discordance sur des terrains primaires. Ces derniers constituent l'extrémité orientale du massif des Aldudes ou de Quinto-Real.

La géologie du karst d'Urkulu-Mendilaz est caractérisée pardeux ensembles karsti?és et possédant le même exutoire :

- les calcaires et calcschistes du Crétacé supérieur, de l'Albien an Maestrichien-Campanien.

- les dolomies schisteuses et grès du Dévonien qui af?eurent uniquement dans la partie Ouest.

Le Crétacé supérieur

Cet ensemble a été compartimenté par les mouvements tectoniques:

- Compartiment l'Elhurzaro, petite cuvette tectonique.

- Compartiment d'Urkulu-Ohianbeltza, situé entre la limite Ouest du Crétacé et la grande faille inverse de Leizehandy.

Le pendage y varie de 14 à 28° vers le NE. Toutes les circulations buteraient sur la faille de Leizehandy qui pourrait jouer un rôle actif dans le drainage des eaux souterraines.

- Compartiment du Mendilaz, dont l'affleurement calcaire est bordé à l'Ouest (Maouetche) comme à l'Est (Sayarre) par deux impressionnantes séries de pertes qui sont, pour la plupart, impénétrables. Le pendage, toujours orienté NE, y passe de 30-35° sur les bordures Ouest à 0° avant de reprendre des valeurs positives sous les crêtes de Sayarre.

- Compartiment d'Orion-Salvete, limité an Nord par le grand chevauchement de la forêt d'Orion dont l'axe horizontal du ?anc a une orientation de 120°. Les mesures de pendage donnent des valeurs do 20 à 90°, valeurs qui croissent régulièrement lorsque l'on se déplace du SW vers le NE.

Le Dévonien

Les séries dévoniennes ont été ployées en synclinaux arasés lors de l'orogénèse hercynienne (synclinaux d'Urdanarré et de Chateau-Pignon).

Les quelques rares af?eurements rocheux sont peu lapiazés et seules des dolines, s'ouvrent dans une pelouse rase, indiquent, en surface, la karstification. Ces synclinaux drainent les eaux vers le Sud-Est. Un traçage de la perte "N 30" à indiqué une relation entre les réseaux actifs des terrains devoniens et l'émergence des sources de la Nive.

source : Quarantenaire de la SSPPO 1992-1952


 

Hydrologie

Plusieurs pertes actives, temporaires et partielles semblent alimenter le seul exutoire connu à ce jour et pénétrable: la grotte des Sources de la Nive, située à l'est et au pied du massif (375m).

Le sommet du massif culmine à 1420m ce qui donne une potentialité de -1000m au réseau qui pourrait prendre naissance sur le revers de la cuesta, aux alentours du sommet.

Les pertes qui sont présumées alimenter la Nive se trouvent tant en Espagne qu'en France. Des colorations effectuées par Ravier en 1959 auraient démontré les relations présumées entre les pertes espagnoles et les pertes françaises situées sur Ydopil (Espagne) et Elhursaro (France) et l'exurgence de la grotte des Sources de la Nive, relations qui avaient déjà été pressenties par E-A Martel lors des prospections et études qu'il avait mené sur le massif au début du siècle.

D'autres résurgences existent dans les parages des sources de la Nive. Il s'agit de BA 102 et de BA 103 dans la zone de Basacharre et BA 104 en aval de Beherobie. Il est supposé que ces dernières ne sont pas alimentées par les pertes reconnues et ne font pas partie du bassin versant supposé pour le massif d'Urkulu.

Enfin, dans le tableau des résurgences une n'apparaît pas, il s'agit de celle de Gohocharo (ER 2 ), c'est peut etre un tort.

On pense actuellement que toutes les eaux qui s'engouffrent sur le massif ressortent à la Nive, mais bien des interrogations demeurent. En effet, l'addition des différents débits des pertes et sa comparaison avec ce qui sort à la source de la Nive ne correspond pas en période d'étiage.

Comme on le voit, le fonctionnement hydrologique des sources de la Nive est loin d'être résolu.

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