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Bienvenue sur le secteur des Arbailles

La Taupe est le plus profond gouffre du massif des Arbailles, avec -780m atteint en 2012 par les deux clubs SCHV (Limoges) et SCSH (Nantes).
Le Nébélé est la cavité ayant le plus grand développement avec 24 038 m en 2014 pour un dénivelé de 475m

Cavités classiques
Les cavités classiques sont des cavités équipées au niveau amarrages (broche). Elles sont "grand public spéléo".
Liste des cavités classiques du secteur
Statistiques du secteur
1 199 entrées
1 190 cavités
30 communes couvertes
101 093 m de galeries
2 142 documents
Dernières mises à jour
13/11 Bois de Cerf
09/11 US 688
08/11 US 686
08/11 US 688
08/11 US 685
08/11 US 686
08/11 US 685
06/11 Grotte Maddalen
31/10 AL 101
31/10 Lapin Crétin
31/10 AS 103
31/10 Foxibar sup
31/10 Lapin Crétin
30/10 Haizpia
30/10 gouffre D'ARHANSUS
30/10 Gouffre des Falaises d'Haspia
30/10 gouffre D'ARHANSUS
29/10 Test Pascal
29/10 Test Pascal 2
29/10 Test Pascal
29/10 Test Pascal 2
28/10 Chêne Mort
26/10 ZZ 351
26/10 Arhex
25/10 Charly
25/10 Charly
25/10 Urrutxordoki
24/10 MINE
24/10 MINE
23/10 Urrutxordoki
Secteur Arbailles (Pyrénées Atlantiques)
Informations

Situation: Pyrénées Atlantiques (France) : Ahaxe-Alciette-Bascassan, Alçay-Alçabehety-Sunharette, Alos-Sibas-Abense, Aussurucq, Bussunarits-Sarrasquette, Behorleguy, Camou-Cihigue,

Hosta, Lecumberry, Mendive, Musculdy, Ordiarp, Ossas-Suhare, St-Just-Ibarre.

Superficie : environ 150 km²

Altitude maxi : 1286 m (pic sans nom).

              mini : 200 m (Lamina xiloa à Aussurucq)

Principaux cours d'eau: Saison et Bidouze.

Principaux faciès karstifiés: De nombreux étages se rencontrent du Lias inférieur au Crétacé supérieur, avec de nombreuses variations locales et des lacunes assez importantes. Le karst principal est situé dans l'aptien (faciès Urgonien)

Structure : Synclinorium.

Dispositifs hydrogéologiques : Gouttière synclinale.

Cavités principales: Azalegiko lezia ou gouffre du Yéti (environ 3625 m, -460 m, +12 m). Etxankozolako karbia (environ 3000 m, -27 m, +l50m), Sinhikoleko Iezia ( environ 6500 m, 80 m )

Emergences principales : Ethun Uthurriak (les Cent Sources), Bidouze, Garaibie, Camou, Uthurbieta, Arhantzeta

Source: Quarantenaire de la SSPPO 1952-1992

Géographie

Le Massif des Arbailles est l'un des plus importants des Pyrénées occidentale, il se situe entre Basse-Navarre et Soule, au coeur du Pays basque, au nord-ouest du Karst de La Pierre-Saint-Martin et couvre une superficie atteignant environ 150 km².

C'est un massif de moyenne montagne dominé par quelques pics (Zabozé, Béhorléguy, Belchou, pic des vautours, etc) dépassant rarement 1200 mètres (point culminant 1286 mètres). L'altitude moyenne se situe autour de 800 mètres. Le climat est de type océanique montagnard, très arrosé par les précipitations, le plus souvent noyé dans le brouillard et soumis à des températures douces.

Au Nord, il est bordé par la dépression emprunté par la Bidouze et l'Arangorena. A l'Est, il est bordé par le Saison qui coule à Tardets et Mauléon et au Sud-Ouest, par la vallée de Lauribar. Au Sud-Est, le massif s'achève avec les hautes crêtes de Bosmendiette et de Beloskare. Enfin, à l'Ouest, il se rétrécit progressivement vers Saint-Jean-Le-Vieux. De grandes forêts couvrent les surfaces karstiques ou affleure le calcaire, tandis que les pâturages se développent sur les sols marneux.

La Bidouze entaille le massif selon un axe sud-nord. D'ouest en est, lorsque l'on traverse le massif par la seule route existante, on découvre dans un premier temps une vaste zone de pâturages (sur des sols marneux) au relief doux et festonné, avant de s'enfoncer dans une magnifique forêt criblée de dolines parfois gigantesques, le plus souvent profondes et escarpées. C'est le Karst central, difficilement pénétrable, avec de vastes lapiaz couverts, des effondrements au bords effilés et un immense poljé (dépression à fond plat fermée par des bords rocheux) surprenant et suspendu au dessus de la reculée de la Bidouze dont les sources résurgent 100 mètres plus bas aux pieds des falaises blanches. L'une des originalités géologiques des Arbailles réside dans le fait qu'on y trouve toutes les formes géologiques du relief qui caractérise le karst sur une zone particulièrement réduite.

La zone sylvo-pastorale est émaillée de cayolars et le massif est entouré de villages d'importance variable (Alçay, Camou, Aussurucq, Saint-Just-Ibarre, Mendive) et de nombreuses sources.

Source: Quarantenaire de la SSPPO 1952-1992

Karstologie

Jacques Bauer, hydrogéologue qui connaît bien le massif le présente ainsi :

Elément morphologique du piémont nord pyrénéen dont il constitue l'un des chaînons majeurs à ossature Urgonienne, le karst des Arbailles se singularise par le fait qu'il est entièrement contenu dans les limites d'une unité structurale bien définie, issue du morcellement du socle hercynien lors de la phase de distension albienne. Le massif est "assis" sur l'un de ces anciens blocs basculés relevés vers le nord, aux bordures affectées par des cicatrices d'une tectonique salifère (J. Canerot). Il doit à cette situation l'essentiel de son originalité.

Synthèse géomorphologique (Sce N. Vanara)

1) Au Crétacé, les premiers mouvements orogèniques sont accompagnés de diapirisme provoquant une karstification particulière par dissolution des gypses.

2) A l'Eocène moyen, la phase orogènique principale des Pyrénées s'accompagne d'une grande phase d'érosion et de décapage des couvertures géologiques (flyschs) qui se poursuit jusqu'au milieu du Tertiaire

3) Au Miocène moyen et supérieur s'établit une période de stabilité ou de faible surrection. Les anciens spéléothèmes recoupés par l'érosion sur la haute surface sont attribués à cette phase miocène sous ambiance tropicale. Un système fluviatile se met progressivement en place en relation avec l'alimentation de la haute chaîne (Igountze-Mendibelza)

4) A partir de la fin du Miocène supérieur et du Pliocène la chaîne pyrénéenne connaît une grande phase de surrection. Mais ce n'est qu'au Pléistocène inférieur, à la suite de la deuxième grande phase de surrection, que le système de grandes vallées (Ithé, Elsarré) se déconnecte définitivement de son amont imperméable en raison de l'érosion régressive des vallées périphériques (Apoura, Ilhounatzé)

5) Au Pléistocène, les vallées sèches portées en altitude évoluent en vallées dolinaires par défoncement karstique

6) Actuellement, l'essentiel du drainage s'effectue par des systèmes souterrains qui n'ont aucune liaison avec la topographie.

Hydrologie

Principales émergences du massif des Arbailles :
Ehun Uthurriak (les cents sources)
Bidouze
Garaïbie
Camou
Uthurbieta
Arhanzeta

Historique

L'histoire des activités humaines sur le massif des Arbailles remonte à la Préhistoire (Moustérien - manifestation culturelle du Paléolithique Moyen (80 000 à 30 000 av JC) comme en témoignent par exemple les fouilles de la grotte de Gaztarria à Suhare. Du fait de sa faible altitude, le massif a toujours été habité par l'homme et le pastoralisme s'y est développé jusqu'à nos jours. D'accès difficile, le XXe siècle a vu l'aménagement de quelques pistes d'exploitation et l'essor de la spéléologie et du tourisme. Dès 1902, A.E. Martel souligne la richesse du massif et commence à l'explorer (La Bidouze, Grottes d'Itxalsu, d'Azalégui, Gouffre de Landanobi, gouffre du Yeti). Les études spéléologiques se poursuivent toujours, les découvertes actuelles alimentent régulièrement la base de données du Comité Départemental de Spéléologie des Pyrénées Atlantiques et contribuent à une connaissance accrue des Arbailles dans de nombreux domaines.

Documents

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