| Description de la cavité Historique des explorations Hydrogéologie karstique Références bibliographiques Stratigraphie | Document texte | Guillot-Morel-Simonnot | | Titre Description Beurne à la Garaude
Description : L’entrée (1 x 1,5 m) surmonte quelques petites marches sur un gradin de la corniche. La galerie qui fait suite est établie sur une fracture N 15° et la hauteur peut alors atteindre 3m. Après deux décrochements de diaclases le conduit devient impénétrable. On peut observer un léger surcreusement, témoignage d’un ancien écoulement. Géologie : l6b-j1a Aalénien supérieur, Bajocien inférieur. Hydrologie : La Beurne à la Garaude apparaît comme une grotte plus ancienne abandonnée par glissement en contrebas et sur le même joint de stratification au profit d’une autre cavité toute proche : la Beurne aux Griffures (étagement d'un réseau). Observations : M. Bonnefoy a signalé la présence de chauve-souris jusqu’en 1960. Interventions humaines : La cavité a été utilisée comme cache monétaire. En 1951 un reliquat de 6 pièces a été retrouvé dans une cache remontant à l’après guerre parthique vers 260 à 280. Les pièces retrouvées montrent les effigies des empereurs Gordien III (238-244), Philippe dit l’Arabe (244-249), Valérien II (253-260) et Gallien (253-268) Gallo-romain. Historique : La Beurne à la Garaude est connue depuis des temps immémoriaux. Son nom signifie « trou de la Sorcière » en patois mâconnais. C’est une grotte à légendes. « Au moyen age, le Sire de Brancion et les moines de Cluny étaient en guerres continuelles. L’abbé de Cluny envoya un moine au Sire pour l’exhorter à laisser en paix les serviteurs de Dieu, mais le méchant seigneur fit attacher le religieux à la queue d’un boeuf que l’on rendit furieux en lui lançant des flèches et des brandons allumés. Dans sa course folle l ’animal mit en lambeaux le messager de l’abbé, et le Sire de Brancion, continuant sa guerrre impie, amassa dans ses châteaux d’Uxelles et de Brancion un grand butin. Mais il n’en put jouir en paix; toutes ses nuits étaient empoisonnées, car, des oubliettes de son château et de tous les trous de la terre montait le mugissement infernal du boeuf enragé. Le Sire rendit les biens volés aux moines, il répara le passé, alla en Terre Sainte, mais le mugissement effroyable le poursuivit jusqu’à son tombeau, et encore aujourd’hui pendant les nuits d’hiver, à minuit, quand le vent gronde, on entend s’élever de la Beurne à la Garaude, des oubliettes du château de Brancion et des ruines du château d’Uxelles, le diabolique beuglement du Boeuf enragé. » Topo : Plus prosaïquement, un plan est levé par le groupe spéléo de l’ENSAM de Cluny le 20-04-1966. La topographie est refaite par le SCA en 1997 Bibliographie :- JEANTON, Gabriel (1921): - Le Mâconnais traditionnaliste et populaire, tome II, p. 44, 64 et 65 - BONNEFOY, Maurice (1970): La Beurne à la Garaude - Fédération Spéléologique de Bourgogne Sud n°2, 1970 - MOLIN, Alfred; PARRIAT, Henri (1972): La trouvaille monétaire de la Beurne à la Garaude - La Physiophile n° 77, p.73-77 - GUILLOT, Ludovic; NYKIEL, Chantal; SIMONNOT, Guy (1998): Les grottes du ravin des Tranchées à Brançion - Sous le Plancher - ASE n°13, 1998, p.58 à 63 | |