Karsteau 4.2 | Pyrénées Atlantiques | Pierre-Saint-Martin Larra

Cavités classiques
Les cavités classiques sont des cavités équipées au niveau amarrages (broche). Elles sont "grand public spéléo".
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Secteur Pierre-Saint-Martin Larra (Pyrénées Atlantiques)

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Informations

Aux confins de la France et de l’Espagne, dans la partie occidentale des Pyrénées, se situe un des sites spéléologiques les plus fréquentés d’Europe : le massif de la Pierre Saint Martin – Larra ou Larra – Piedra de San Martin, selon le côté de la frontière où on se trouve.

Le karst de la Pierre Saint Martin est un karst montagnard proche de l'Atlantique. Il est soumis aux aléas climatiques de sa situation géographique. Pour sa sécurité, le spéléologue doit en tenir compte.

La majeure partie de ce karst est soumise à des règlementations pour la protection de l’environnement. Comme d’autres activités, la pratique de la spéléologie est autorisée sous certaines conditions. Elle peut nécessiter des autorisations spécifiques comme dans la Reserva de Larra en Navarra ou pour l’accès aux réseaux du gouffre de la Pierre Saint Martin via le tunnel de la Verna. L’Association pour la Recherche Spéléologique Internationale à la Pierre saint Martin gère l’organisation de la spéléo sur le massif en accord avec la Fédération Française de Spéléologie et son Comité Départemental. Elle peut renseigner les spéléos et leur apporter des informations utiles, mettre en contact les équipes et les orienter sur le terrain pour les recherches spéléologiques et les projets d’exploration. Elle archive aussi et publie les résultats des travaux d’exploration et de recherche pour constituer et faire vivre la mémoire spéléologique du karst. http://arsip.fr/




Situation: Pyrénées Atlanliques (France) : Arette, Lées-Alhas, Lescun, Osse, Sainte Engrâce. 
                Navarre (Espagne) : Isaba. 
                Aragon (Espagne) : Anso,Hecho

Superficie: 150 km² environ.

Altitude maxi : 2504 m (pic d'Anie).
             mini : 450 m

Principaux cours d'eau: Gave de Sainte Engrâce, gave d'Issaux, le Malugar, gave de Lescun, Arroyo de Belagua, Veral, Aragon Subordan.

Principaux faciès karstifiés : Calcaire les canyons du Crétacé supérieur, calcaires dévoniens.

Structure: Coupole de calcaires plissés an Sud et plongeant au Nord.

Dispositif hydrogéologique : Traversée des 350 à 400 m de calcaires par des puits et circulations de rivières souterraines sur le socle primaire.

Cavités principales : Gouffre de la Pierre-Saint-Martin, Lonné Peyret, Arphidia, BU 56, Larrandoburu, Couey Lodge.

Émergence principale : Lamina, Bentia, cascade de Kakouetta, Oueil d'Issaux.


source: Quarantenaire de la SSPPO 1952-1992

 

Géographie

Le massif de la Pierre Saint Martin – Larra est une terre de contrastes et de frontières. Il est à la limite historique de trois royaumes : Navarre, Aragon et France, de plusieurs langues : français, espagnol, basque, navarrais et béarnais. Aujourd’hui il est partagé entre la France (département des Pyrénées Atlantiques) et l’Espagne (communautés autonomes de Navarra et d’Aragon). Il est aussi à la limite de partage des eaux entre l’Atlantique et la Méditerranée.

Le massif est une zone de montagne et de moyenne montagne de plus de 145 km², essentiellement karstique. Ses paysages diversifiés sont constitués de pics dénudés, de lapiaz, de pâturages, de forêts et de gorges. Il culmine à 2504 m d’altitude au pic d’Anie (Auñamendi) et 2444 m au pic des Trois Rois. Les vallées du nord sont plus basses que celles du sud, 450 m à Sainte Engrâce contre 800 m à Isaba. Ceci explique en partie pourquoi les eaux karstiques du massif ressortent toutes sur le versant nord.

Son climat est contrasté avec un versant nord soumis aux perturbations atlantiques et un versant sud relativement plus sec. En altitude les cumuls annuels de précipitations, pluie et neige, sont supérieurs à 3000 mm.

Le massif lui-même est peu peuplé et de façon saisonnière la plupart du temps : bergeries et stations de ski. Les villages sont situés dans les vallées à la périphérie du massif. Isaba et Zuriza au sud, Sainte Engrâce et Lées Athas au nord et Lescun à l’est.

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A cheval sur deux pays, ce massif de 150 km² appartient au Béarn et à la Soule côté français et, à la Navarre et l'Aragon côté espagnol. C'est une vaste coupole calcaire dominée par le pic d'Anie

(2504 m). Gorges et canyons entaillent les terrains, surtout au Nord. Les lapiaz boisés (hêtraies) de basse altitude de Bracas sont relayés plus haut, par les lapiaz nus des Arres sur lesquels tentent de pousser quelques pins à crochets. Des zones de ?ysch et des dépressions argileuses émaillent

de taches d'herbe ce paysage minéral.


A cheval sur deux pays, ce massif de 150 km² appartient au Béarn et à la Soule côté français et, à la Navarre et l'Aragon côté espagnol.

C'est une vaste coupole calcaire dominée par le pic d'Anie (2504 m). Gorges et canyons entaillent les terrains, surtout au Nord. Les lapiaz boisés (hêtraies) de basse altitude de Bracas sont relayés plus haut, par les lapiaz nus des Arres sur lesquels tentent de pousser quelques pins à crochets.

Des zones de flysch et des dépressions argileuses émaillent de taches d'herbe ce paysage minéral.


source: Quarantenaire de la SSPPO 1952-1992

Karstologie

Sur le plan géologique, le cœur karstique du massif est constitué des séries calcaires du Crétacé supérieur d’une puissance de 400 m environ qui reposent sur un socle paléozoïque schisto gréseux imperméable plissé du Dévonien et du Carbonifère. Cette disposition simple est en réalité un peu plus complexe car le socle paléozoïque comporte aussi des séries calcaires et cela change considérablement le parcourt des eaux souterraines dans la partie aval des systèmes.

Le socle paléozoïque qui supporte les calcaires est penté du Sud vers le Nord et le Nord-Ouest, mais aussi vers le Nord-Est dans sa partie la plus orientale. Ces pendages et la fracturation orientent globalement la circulation des eaux souterraines. Les grands réseaux spéléologiques de la face Ouest du massif sont orientés est-ouest dans leurs amonts et leurs cours médians puis sont capturés vers le nord dans leurs partie terminales. Ceux de la face Est suivent plutôt le pendage du socle paléozoïque imperméable. Fin 2017, les spéléologues avaient exploré plus de 450 km de réseaux sous l'ensemble du massif.

Le massif de la Pierre Saint Martin – Larra est aussi un bel exemple de la superposition de deux chaines de montagnes : les Pyrénées actuelles et l’ancienne chaine hercynienne qui constitue le socle paléozoïque. Ce phénomène est peu visible en surface, mais les spéléos de la Pierre le connaissent bien puisque leurs puits se développent dans la masse des Pyrénées actuelles et leurs rivières souterraines coulent sur l’ancienne chaine hercynienne. Cette superposition est particulièrement visible dans la salle de la Verna.


Le massif est constitué par les calcaires du Crétacé supérieur (300 à 400 m d'épaisseur) surmontés d'une couverture de ?ysch partiellement érodée. Ils reposent en discordance sur un socle primaire formé de schistes, de grès et de calcaires dévoniens.

Les couches sédimentaires, à faible pendage dans l'ensemble, présentent une dissymétrie structurale: au Nord, les terrains plongent sous les poudingues tandis qu' au Sud, ils sont affectés de replis. Partout la fracturation est intense.

Cette disposition sédimentaire et structural du karst de la Pierre-Saint-Martin explique le développement des cavités : creusement de puits verticaux à travers les calcaires et circulation de rivières souterraines sur le socle primaire.

L'eau résurge en quelques points privilégiés: au niveau du barrage de Sainte-Engrâce, en vallée d'Issaux et et au défilé d'Esquit en Aspe.

source: Quarantenaire de la SSPPO 1952-1992


 

Hydrologie

Les eaux qui s’infiltrent dans les calcaires crétacés constituent 4 grands systèmes hydrologiques qui drainent les eaux du sud vers le nord-ouest, le nord et le nord-est. Les eaux deux systèmes les plus importants : Saint Georges et Saint Vincent, ainsi nommés par l’hydrogéologue Ravier dans les années 1950, ressortent à Sainte Engrâce au nord-ouest du massif dans la vallée de l’Uhaytza (le Saison). Celles de la partie nord-est constituent deux systèmes moins étendus, Issaux et Lées Athas et rejoignent le Gave d’Aspe. Un cinquième système plus petit, celui de Kakouetta, présente l’originalité d’être aussi un exutoire de crue d’une partie des eaux du système Saint Georges.

L’ensemble des émergences représente un débit moyen annuel de 10,6 m3/s dont la moitié pour le système Saint Georges.

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